Stage en Amérique Latine : conseils pour bien se préparer
Stage en Amérique Latine : conseils pour bien se préparer
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Un stage à l’étranger requiert de la préparation. Et ce, quelle que soit la destination. Assurance santé, barrière de la langue, sécurité, éloignement familial ou encore valise à remplir, il ne faut rien laisser au hasard. Conseils et astuces pour préparer au mieux son stage en Amérique du Sud.

Décrocher un stage en Amérique Latine devient de plus en plus à la mode. Loin des destinations anciennes et révolues comme les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne ou l’Australie, le continent latino-américain attire chaque année des milliers d’étudiants. Le contient n’est plus uniquement réservé aux stagiaires qui poursuivent une formation en langue espagnol ou en commerce internationale. Tourisme, éducation, réseaux sociaux ou encore graphisme deviennent des secteurs-clés. Les pays latino-américains fourmillent d’opportunités très diverses. Seul point commun entre l’Argentine, le Costa Rica ou le Brésil : le continent offre un dépaysement le plus total. C’est une véritable aventure pour de nombreux expatriés qui franchissent l’Atlantique. Ceux qui en reviennent après deux, six ou douze mois de stage le clament haut et fort : c’est une expérience hors du commun conseillée à chacun des étudiants. Car, l’objectif d’une excursion professionnelle à l’international est bien évidemment d’augmenter ses chances de trouver un emploi après les études. Le profil du candidat sera grandement apprécié par un recruteur s’il figure sur le curriculum vitae une expérience hors des frontières françaises. Cette dernière sera perçue par un chef d’entreprise comme de l’ouverture d’esprit, un goût de l’aventure, de l’ambition et une certaine curiosité.

Tu viens tout juste de valider ton stage de graphiste en Argentine, de développeur commercial au Chili ou d’agent touristique au Brésil ? C’est une excellente nouvelle ! Mais, ne néglige pas la préparation. Et même si tu es déjà passé par l’étape de la recherche du logement, de l’obtention du visa et de l’achat des billets d’avion, tu n’es pas au bout de tes démarches ! Rassure-toi : tu en vois le bout !

Souscrire à une assurance santé

Peu importe la destination qui t’attend de pied ferme, tu devras prendre soin de ta santé. En effet, pour éviter le moindre pépin à plusieurs milliers de kilomètres de chez lui, le futur stagiaire doit souscrire à une assurance santé. Pour s’y retrouver dans la profusion d’assureurs qui proposent tous étonnamment les meilleurs tarifs, des comparateurs existent pour dénicher le bon plan à moindre coût. Le charme exotique du continent sud-américain présente le dépaysement le plus total. Mais, aussi l’inconvénient de développer des maladies propres à l’Amérique Latine. Afin de ne pas passer le stage cloué sur un lit d’hôpital, il est recommandé de se renseigner sur les risques spécifique à chacun des pays. L’Amérique Latine a été sous le coup des projecteurs avec la propagation du virus Zika dans le Nord-Ouest du Brésil en 2015. Région encline à la prolifération de moustiques en tout genre, il faut prendre garde aux virus de la dengue, du chikungunya et du Zika. Il faut mettre à jour les vaccins nécessaires pour chacune des régions sud-américaines. Par ailleurs, le carnet de vaccination international peut être exigé selon les destinations. La meilleure des solutions pour éviter ces fléaux restent de s’en prémunir en ayant une santé en béton. Pour cela, avant le départ, rends-toi chez ton médecin traitant afin de faire un check-up médical indispensable. N’hésite pas non plus à consulter un allergologue pour déceler d’éventuels allergies qui pourraient nuire à ton séjour.

Améliorer son espagnol ou son portugais

Dans de nombreuses offres de stage, il est recommandé de parler soit couramment, soit de manière intermédiaire ces deux langues diffuses dans le continent. Très logiquement, si tu as été accepté en stage, c’est que ta candidature – lettre de motivation et curriculum vitae -écrite en espagnol ou en portugais pour le Brésil a été fructueuse. Ne te repose pas sur tes lauriers pour autant ! Parler espagnol ou portugais sur les bancs de la faculté sera foncièrement différent que dans un pays sud-américain. Quelques semaines avant le départ, le stagiaire peut utiliser des applications sur smartphone ou des tests de langue en ligne sur Internet. Ces outils ont l’avantage d’être gratuits, faciles d’utilisation et rapides. Ils permettront de tester le niveau du candidat et de travailler sur des thématiques particulières. La langue ne te sera pas uniquement utile dans la vie quotidienne. Bien sûr, il est important de connaître les indispensables de l’espagnol tels que « Holà (Bonjour) », « ¿ Cuanto cuesta ? (Combien ça coûte ?) ou « A la izquierda (A gauche) ». Au-delà de ces mots ou expressions de tous les jours, renseigne-toi sur le vocabulaire propre à l’entreprise et à ton domaine de formation. Le stagiaire, à l’attitude professionnelle, sérieuse et force de proposition, doit montrer qu’il est apte à communiquer au sein de l’entreprise. L’approfondissement de la langue avant le départ devient obligatoire si le stage se déroule dans le cadre d’une relation avec des clients extérieurs à la société.

Un stage en Amérique du Sud en toute sécurité

L’une des considérations pour bien appréhender son séjour à l’internationale est de veiller à la sécurité du pays. Il n’est pas question de partir avec la boule au ventre. Au contraire, voyager est la belle occasion de sortir de sa zone de confort. Et cela requiert de suivre des règles élémentaires de sécurité. Rester près de ses effets personnels et prendre un taxi pour se balader le soir sont des prérequis communs à toutes les destinations. En Colombie, une expression commune des locaux dit « No dar papaya ! ». Littéralement, elle se traduit par « ne pas donner la papaye ». Cette expression qui peut s’appliquer à toute l’Amérique du Sud signifie qu’il ne faut pas trop étaler ses richesses aux yeux de la population. Les habitants de ce continent sont, en effet, réputés pour faire preuve d’humilité et de modestie. Alors, on range sa montre dont le prix se chiffre en milliers d’euros à l’intérieur de son sac de luxe et on laisse le tout chez soi en France ! Plus sérieusement, le plus prudent des conseils est de rester attentif et observateur à n’importe quel moment.

Et, veiller à sa sécurité n’est pas l’apanage du continent sud-américain mais s’applique évidemment partout. Pour avoir un état des lieux précis et complets de la situation d’un pays en particulier, le site France-Diplomatie fournit des conseils par destination. La délinquance n’est pas le seul facteur sécuritaire à prendre en compte : il peut également s’agir des risques météorologiques (volcans, inondations etc.) ou des risques liés à la sécurité routière. Si aucun pays sud-américain ne figure dans le classement des pays les plus sûrs au monde dominé par l’Islande, sache que certains sont réputés moins dangereux que d’autres. Tu peux privilégier le Costa Rica, le Pérou ou le Panama au Vénézuela, au Brésil ou au Honduras. Il est conseillé de faire une veille d’actualités concernant le pays où se déroulera le stage. Quelles soient politiques, sociales ou économiques, les informations sur plusieurs semaines à plusieurs mois peuvent aider à percevoir l’ambiance du moment. En résumé, ni la peur, ni les préjugés ne doivent envahir ton esprit. Garde à l’idée qu’un stage à l’étranger est surtout le plaisir de découvrir une nouvelle culture et une manière de travailler différente.

Contrer l’éloignement familial par le réseau

Partir seul à l’aventure n’est pas toujours évident car il faut laisser sa famille et ses amis à des milliers de kilomètres de soi. Si le stage à l’étranger apparaît comme stimulant, le manque de repères peut jouer sur la réussite de ton séjour temporaire. Tu peux vite contracter ce que l’on nomme familièrement « le mal du pays ». Cette maladie – qui n’en est pas vraiment une – intervient lorsque le pays d’origine manque. Cette nostalgie a des solutions : appeler régulièrement ses proches, donner des nouvelles de soi sur les réseaux sociaux et avoir sur soi des souvenirs ou des spécialités du pays. Pour pallier le manque de contact régulier, l’autre grand conseil est de développer un réseau. N’attends pas d’être arrivé sur les lieux pour le tisser ! Dès que tu as obtenu ton stage à l’étranger, tu peux prendre contact auprès d’employés qui travaillent au sein de l’entreprise pour créer un premier contact.

Il ne s’agit pas de devenir intimes dès les premiers échanges sur LinkedIn ou Viadeo. Mais, tout simplement demander des banalités comme la mission dans l’entreprise ou les études que le salarié a effectuées. En dehors de la sphère professionnelle, tu peux nouer des liens avec les communautés d’expatriés présentes sur place. Chaque pays et parfois chaque ville compte son groupe de français résidents aussi bien sur les réseaux sociaux qu’à travers des associations. Grâce à leur expérience, ils sont de bons conseils pour des questions de logement, de nourriture ou même de sécurité. Certains groupes proposent également des sorties et des activités à effectuer. Si le stage à l’étranger est la meilleure manière de s’immerger dans une nouvelle culture, ne perds pas à l’idée que tu ne seras jamais le seul Français.

L’ultime étape : boucler sa valise

Le moment de faire tes bagages annonce un départ imminent. Avant d’embarquer, tu dois savoir qu’une valise se prépare bien à l’avance. Pas question de la boucler le jour du vol. Ni même la veille, en réalité. Au lieu de farfouiller dans tes affaires pour être certain que tu as pensé à tout, il faut lister ce dont tu auras besoin. C’est seulement une fois les affaires placées dans les sacs que tu peux les barrer de ta liste. Il faut savoir que plus la valise est grande et mieux ce sera. Mais, les compagnies aériennes limitent les bagages, leurs dimensions et leurs poids. Il faut compter en moyenne près de 30 kilos de bagages (20 kilos en soute et 10 kilos à main). En prévoir davantage signifiera payer un supplément coûteux. Il faut donc prévoir le strict nécessaire ! Et, s’adapter au pays d’accueil. Par exemple, la saison des pluies en Bolivie dure de novembre à avril. Il faut donc penser à prévoir un imperméable dans les régions touchées par le climat équatorial comme la Colombie, l’Equateur ou le nord du Brésil. D’autres régions, essentiellement dans le sud du continent, s’avèrent plus chaudes voire arides à certaines périodes. C’est le cas de l’Uruguay, situé en dessous du pays auriverde dont les températures peuvent avoisiner les 35 degrés en plein mois… de décembre.

Il est bon de savoir que les saisons sont inversées par rapport aux nôtres. Ne sois pas déconcerté s’il fait si froid en juillet et en août en Amérique latine. Autre objet à ne pas oublier dans ton sac : l’appareil photo. Tu t’apprêtes à vivre une aventure extraordinaire unique. Par conséquence, tu dois immortaliser tes souvenirs, tes rencontres ou tes escapades. A ton retour en France, tu seras fier de montrer tes photos du Machu Picchu au Pérou, du Corcovado à Rio de Janeiro ou des îles Galápagos à l’est de l’Equateur. Enfin, les différents papiers administratifs doivent figurer au tout début de la liste : la carte d’identité, le passeport, le visa voire le permis de conduire si nécessaire font partie des immanquables. Boucler ses bagages demeure, à coup sûr, l’étape la plus émouvante pour un candidat à l’expatriation. Qui sait ? Tu auras peut-être autant de mal à faire ta valise emplie de souvenirs après ton stage sud-américain ?

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